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Het '''Hotel de Salm''' is gebouwd als het stadspaleis van de Duitse Prins van Salm.
 
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{{Voir homonymes|Légion d'honneur (homonymie)}}
[[File:Hotel-de-Salm-Paris.JPG|thumb|Cour d'honneur de l'hôtel de Salm]]
Le '''palais de la Légion d'honneur''', ou '''hôtel de Salm''', est un [[hôtel particulier]] d'[[architecture néoclassique]] dans lequel se trouve le siège de l'ordre national de la [[Légion d'honneur]], ainsi que le Musée national de Légion d'honneur et des ordres de chevalerie. Il est situé à [[Paris]], dans le [[7e arrondissement de Paris|7{{e}} arrondissement]], entre le [[quai Anatole-France]], la [[rue de Lille]], la [[rue de Bellechasse]] et la [[rue de Solférino]]. L'entrée principale se trouve au 64, rue de Lille.
 
== Histoire ==
[[Image:Salm, Construction hotel de.jpg|thumb|right|La construction de l'hôtel de Salm. Paris, [[Musée Carnavalet]].]]
[[File:Hotel-de-Salm-Paris.JPG|thumb|Cour d'honneur de l'hôtel de Salm]]
Le prince [[Frédéric III de Salm-Kyrburg]] ([[1746]]-[[1794]]) (chef d'une branche de la [[maison de Salm]]), qui s'était installé à Paris en [[1771]], avait hérité d'une vaste fortune qui fut encore augmentée en [[1781]] par la dot de sa femme, la princesse Françoise de Hohenzollern-Sigmaringen. Il entreprit dans sa résidence de Kirn des travaux pour lesquels il demanda des projets à l'architecte [[Jacques-Denis Antoine]]. De [[1782]] à [[1787]], il fit construire sur les plans de l'architecte [[Pierre Rousseau (architecte)|Pierre Rousseau]] un magnifique hôtel particulier sur les bords de la [[Seine]], sur un terrain situé au bas de la [[rue de Bellechasse]] qu'il acquit du [[Louis François Joseph de Bourbon-Conti|prince de Conti]]. L'entrepreneur fut Pécoul, allié de l'architecte. À ce niveau, le quai n'était qu'un simple [[chemin de halage]]. Une terrasse fut construite pour élever le palais, mais la construction du mur de soutènement dans le sol marécageux de la Grenouillère fut délicate et les fondations exigèrent de grands travaux pour en assurer la solidité<ref>Michel Gallet, ''Les architectes parisiens du XVIII{{e}} siècle'', Paris, Éditions Mengès, [[1995]], p. 434</ref>.
Het '''Hotel de Salm''', Frans: "Hôtel de Salm", is gebouwd als het stadspaleis van de Duitse Prins [[Frederik III van Salm-Kyrburg]] ([[1746]]-[[1794]]) en zijn echtgenote Françoise van Hohenzollern-Sigmaringen.
 
Sur la rue de Lille, le portail en [[arc de triomphe]] et le [[péristyle]] s'inspirent du projet de [[Marie-Joseph Peyre]] pour l'hôtel de Condé de [[1765]]<ref>''ibidem''</ref>. Les bas-reliefs des ailes représentent des scènes de Sacrifice et de Triomphe sculptés par [[Philippe-Laurent Roland]], époux de Thérèse Potain et beau-frère de l'architecte. Mais, prodigue, fastueux et joueur, le prince de Salm, criblé de dettes, ne put jamais payer les factures de la construction. Il avait même songé – selon la ''Gazette des Deux-Ponts'' – à marier son neveu, poitrinaire et qui ne pouvait raisonnablement espérer avoir d'enfants, à la fille de son entrepreneur [[Thévenin]], dans l'espoir qu'un titre de princesse en apaiserait les exigences financières.
 
Arrêté sous la Révolution, le prince de Salm fut guillotiné le 26 juillet [[1794]] en même temps qu'[[Alexandre François Marie de Beauharnais|Alexandre de Beauharnais]], avec qui il était lié. Sa sœur, la princesse [[Amélie Zéphyrine de Salm-Kyrburg|Amélie]], épouse du prince souverain [[Aloys Antoine de Hohenzollern-Sigmaringen]], était de son côté l'amie de [[Joséphine de Beauharnais]] et, au moment de l'arrestation de celle-ci, avait recueilli à l'hôtel de Salm, ses enfants [[Eugène de Beauharnais|Eugène]] et [[Hortense de Beauharnais|Hortense]] : « Trop enfants pour nous rendre compte des événements qui se passaient autour de nous,'' écrit cette dernière, ''nous causions sur ces grandes terrasses du palais de Salm avec la joie et l'abandon du jeune âge. Cependant, à l'heure où, chaque jour, nous voyions de loin le peuple se rassembler sur la place Louis XV et entourer une estrade élevée que nous devinions bien être un lieu de supplice, nous rentrions dans l'appartement, tristes, oppressés. Nos larmes coulaient même en pensant que des malheureux expiraient. Mais que nous étions loin d'imaginer que nos parents dussent éprouver le même sort ! Sûrs de leur innocence, nous attendions impatiemment l'heure de leur délivrance. »
 
L'hôtel de Salm fut très admiré. Il fut gravé dans le recueil de Prieur et Van Cléemputte, dans celui de [[Jean-Charles Krafft|Krafft]] et [[Charles Ransonnette|Ransonnette]] et dans la ''Description de la France'' de [[Alexandre de Laborde|Laborde]]. Quand [[Thomas Jefferson]] était ambassadeur des États-Unis à Paris, il demandait à la chaisière du [[jardin des Tuileries]] de placer son siège de telle sorte qu'il pût contempler l'hôtel de Salm : J'étais amoureux de ce bâtiment, écrivit-il ; on en trouve des réminiscences à [[Monticello (Virginie)|Monticello]] et à la [[Maison Blanche]].
 
À la mort du prince, le palais fut saisi mais les créanciers obtinrent qu'il soit restitué à son jeune fils et placé sous l'administration d'un syndic. Ce dernier mit l'hôtel en location. Une partie fut donnée à bail à un fournisseur aux armées, le sieur Lieuthraud, qui se faisait appeler le marquis de Beauregard. Lieuthraud – qui avait également acquis le [[château de Bagatelle]] et à qui [[Anna Françoise Elisabeth Lange|Mlle Lange]] coûtait, dit-on, {{formatnum:10000}} livres par jour – y donna des fêtes somptueuses avant d'être envoyé en 1798 au bagne de Toulon où il mourut. Une autre partie de l'hôtel abrita en [[1797]] le Club constitutionnel dit « [[Club de Salm]] », animé par [[Colin Lacombe]] et dont [[Madame de Staël|Mme de Staël]] était l'égérie.
 
À Lieuthraud succéda la Société de Zéphyr, bal par abonnements qui se déroulait les 3 et 7 de chaque décade. Mais celui-ci fut rapidement fermé par la police car on s'y livrait à la prostitution. C'est d'une des fenêtres que le futur général [[Jean-Andoche Junot|Junot]] assista, en compagnie de sa fiancée [[Duchesse d'Abrantès|Laure Permon]], au passage du cortège emmenant aux [[Hôtel des Invalides|Invalides]] les cendres de [[Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon|Turenne]].
 
L'arrivée au pouvoir de [[Napoléon Ier|Napoléon Bonaparte]] marqua, pour la famille de Salm-Kyrbourg, un retour de faveur grâce à l'amitié de Joséphine pour la princesse Amélie. En [[1804]], l'État fit l'acquisition de l'hôtel de Salm pour y installer l'ordre de la [[Légion d'honneur]], nouvellement créé. Celui-ci y est installé depuis.
 
Durant la Commune, en [[1871]], le palais fut incendié en même temps que le [[gare du Musée d'Orsay|palais d'Orsay]] voisin. Il fut restauré par l'architecte [[Anastase Mortier]] grâce au produit d'une souscription lancée auprès des membres de la Légion d'honneur et des titulaires de la [[Médaille militaire]].
 
== Architecture ==
 
L'architecte original de l'hôtel de Salm, [[Pierre Rousseau]], s'est inspiré du projet d'hôtel de Condé publié par [[Marie-Joseph Peyre]] en [[1765]]. Le résultat est un chef d'œuvre du style Louis XVI. La décoration sculptée est due à [[Philippe-Laurent Roland]] et [[Jean Guillaume Moitte]]. Le plafond du salon en rotonde, dit « salon d'Apollon » (détruit par l'incendie de 1871), avait été exécuté par [[Pierre-Jean Bocquet]].
 
En [[1804]], au moment de l'affectation du palais à l'ordre de la Légion d'honneur, le palais est remanié intérieurement par [[Antoine-François Peyre]] dit « le jeune », frère du précédent. Un bâtiment à usage de bureaux est construit le long de la rue de Solférino, ouverte en [[1866]]. Un bâtiment est construit, dans le même style, sur la rue de Bellechasse pour abriter les écuries puis le musée de la Légion d'honneur à la suite de l'adaptation de [[1922]] à [[1925]], de cette aile du Palais par l'architecte Jean de la Morinerie.
 
La campagne de restauration menée après l'incendie de [[1871]] affecte peu l'aspect extérieur du bâtiment, miraculeusement épargné, en dehors de la coupole, plus importante désormais que dans le dessin originel. Les intérieurs, en revanche, ravagés par les flammes, sont entièrement refaits par des artistes comme [[Jean-Paul Laurens]], [[Théodore Maillot]], [[Victor Navlet]], [[Achille-Louis-Joseph Sirouy]] et [[François Ehrmann]]. Cette décoration forme un ensemble significatif de l'art officiel sous la [[IIIe République|III{{e}} République]].
 
Het [[neoclasciscisme|neoclascisistische]] gebouw werd ontworpen door de architecten [[Pierre Rousseau]] en [[Jacques-Denis Antoine]] en het ontwerp heeft grote invloed gehad, onder andere op het [[Witte Huis]] in Washington. Het ligt in het 7e arrondissement van Parijs aan de Seine en de [[quai Anatole-France]].
L'aspect général de l'hôtel a été altéré par le percement du [[quai Anatole-France]], qui l'a amputé de son jardin, qui s'étendait jusqu'à la Seine, et l'exhaussement de la chaussée, qui a dissimulé les substructures.
 
De prins werd op 26 juli [[1794]] een slachtoffer van de [[Franse revolutie]], Het nog niet afgebouwde hotel werd een [[revolutionaire club]], de [[Club de Salm]] die door [[Madame de Staël|Mme de Staël]] werd gefrequenteerd. Tijdens de [[pornocratie]] van het [[Directoire]] werden er intekenbals gegeven maar de politie sloot het ooit zo voorname adres wegens [[prostitutie]].
Les statues qui couronnaient la rotonde avant l'incendie de 1871 sont conservées par la Légion d'honneur dans sa [[Maison d'éducation de la Légion d'honneur|maison des Loges]].
 
[[Napoléon Bonaparte]] gaf het paleisje terug aan de familie Salm. In [[1804]] kocht de Franse staat het gebouw aan om het pas ingestelde [[Légion d'honneur]] te kunnen vestigen. ,
== Postérité ==
 
Tijdens het neerslaan van de [[Parijse Commune]], in [[1871]] werd ook dit paleis door de "pétroleuses", politiek gemotiveerde brandstichtsters verwoest. Na een collecte onder de dragers van het [[Legioen van Eer]] en de [[Médaille militaire]] kon het worden herbouwd. Het interieur is nu een gaaf voorbeeld van de officieele stijl van de [[Derde republiek|IIIe Republiek]].
Le palais de la Légion d'honneur a depuis l'origine été très largement admiré et souvent imité :
 
Ooit lag het Hotel de Salm aan de Seine maar de later aangelegde [[quai Anatole-France]] heeft de plaats van de terassen en de tuin ingenomen.
* à [[Washington (District de Columbia)|Washington]], la [[Maison Blanche]], pour [[Thomas Jefferson]], qui avait connu l'hôtel de Salm lorsqu'il était ambassadeur à Paris.
* à [[Rochefort-en-Yvelines]], pour le diamantaire [[Jules Porgès]], par l'architecte [[Charles Mewès]].
* à [[San Francisco]] ([[Californie]]) pour le pavillon français de l'Exposition internationale, lui-même imité pour le [[California Palace of the Legion of Honor]].
 
Het palais de la Légion d'honneur is een veelbewonderd en vaak geïmmiteerd bouwwerk. Copiën zijn:
 
* Het [[Witte Huis]] in [Washington]] gebouwd voor [[Thomas Jefferson]] die het Hotel de Salm goed kende uit zijn ambtsperiode als Ambassadeur in Parijs.
* De villa van de rijke diamantair [[Jules Porgès]] in [[Rochefort-en-Yvelines]]
* àHet in 1900 in [[San Francisco]] (in [[Californie]]) pourgebouwde le pavillon français de l'Exposition internationaletentoonstellingsgebouw, lui-même imité pour lehet [[California Palace of the Legion of Honor]].
 
== BibliographieBibliografie ==
*{{Ouvrage
| titre = L'Hôtel de Salm, palais de la Légion d'honneur
 
=== Références ===
{{refs}}
<references />
 
 
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